CHEFFE DE C(H)OEUR !
| La musicienne a étudié aux conservatoires de Roubaix, Lille, Douai et Paris (crédit photos: Hervé Escario). La Roubaisienne a créé le Jeune Chœur des Hauts-de-France, sollicité par les institutions les plus prestigieuses de la région. Apprendre À ses débuts, la pianiste de formation est nommée directrice adjointe d’une école de musique à Grande-Synthe. On lui confie alors une chorale d’enfants : « Ils faisaient correctement tout ce que je leur demandais et pourtant, le résultat ne me convenait pas. » La musicienne retourne donc étudier la direction de choeur -chant choral– pendant 4 ans. Une étape nécessaire pour devenir une bonne cheffe de chœur, martèle la passionnée : « Quand on est chef d’orchestre, on dirige des instrumentistes professionnels, ou non, mais formés et lecteurs. Pour un chef de chœur, c’est différent, il a devant lui des adultes ou des enfants qui ne lisent pas forcément la musique. Donc, il faut être encore plus performant pour leur faire comprendre là où ils doivent aller et comment ça doit sonner. » Transmettre « Depuis longtemps, je voulais avoir un chœur d’enfant de très haute qualité », se souvient Pascale Diéval-Wils. « Je suis passionnée par la musique et par l’être humain. J’adore transmettre ! » Le rêve se concrétise en 2019. Composé de 130 enfants âgés de 5 à 20 ans, le chœur collabore avec l’Opéra de Lille, l’Orchestre national de Lille, l’Atelier Lyrique de Tourcoing… L’exigence de Pascale Diéval-Wils et la motivation des jeunes choristes font la différence. « Ce n’est pas la beauté de la voix qui compte, c’est l’engagement ! Ces jeunes-là y consacrent tous leurs samedis, ils sont très méritants. » Continuer En janvier 2025, des choristes du Jeune Chœur ont eu le bonheur de monter sur la scène de l’Opéra de Lille pour la création de Montag aus Licht de Karlheinz Stockhausen. Le teaser du spectacle est ici. Le challenge était de taille, Pascale Diéval-Wils a peu dormi pendant les répétitions. « C’était excessivement difficile. La mise en scène était très chargée. Les enfants ont fait des progrès faramineux en autonomie, en écoute et en concentration. » Cet opéra a été redonné, à la Fondation FIMANCO à Paris puis, dans sa totalité, à la Philharmonie de PARIS en novembre dernier et a obtenu un large succès. Le Jeune Chœur a porté très haut les couleurs des Hauts-de-France et de ses possibilités culturelles à Paris et auprès des nombreuses instances culturelles présentes. Le Jeune Chœur dispose actuellement d’une salle de répétition, prêtée gracieusement par la mairie de Bondues. Mais l’association est fragile financièrement, confesse la fondatrice : « Nous ne touchons aucune subvention. » Malgré tout, ils ont rendez-vous en Mai prochain pour participer à l’opéra de Benjamin Britten « L’arche de Noé », sous la houlette de l’Atelier lyrique de Tourcoing ainsi qu’en juin pour le TE DEUM de Thierry ESCAICH avec l’orchestre national de LILLE. Ils termineront la saison avec leur participation au Festival « Chants Libres » de la Fondation Bettencourt auprès de l’Ensemble AEDES sous la direction de Mathieu ROMANO avant de partir en Normandie pour leur stage d’été. Extrait du journal numérique « L’ESSENTIEL » de LILLE |

